mardi 26 novembre 2013

Fait-il bon vivre au Brésil

Dans un commentaire de mon post précédent un lecteur a demandé "Je voulais savoir, s'y fait-on de vivre au Brésil ? Lorsque je vois effectivement le décor, la pollution, la violence, ... fait-il réellement bon vivre au Brésil ? Que peux-tu en dire de ton expérience perso ?"

Difficile à dire sur base de mon expérience. Mais je suppose que chaque expérience est unique.

Si on s'y fait... moi en tout cas je m'y suis fait (à part un détail auquel je ne m'habitue pas: Noel en plein été). Non que tout soit merveilleux. Disons que j'ai accepté les problèmes et imperfections. L'égoisme effréné de beaucoup de Brésiliens, l'irresponsabilité au volant, la difficulté de trouver un minimum de professionalisme dans les entreprises.

Si il fait bon y vivre, là aussi tout dépend. Pour un retraité aisé ayant sa maison sur le littoral ou pour le cadre bien payé d'une multinationale, il fait sans doute bon vivre. Pour les nombreux étudiants qui viennent faire un stage ou un programme d'échange, l'expérience est probablement très intéressante. 

Mais pour l'étranger qui doit s'intégrer et vivre comme un Brésilien les choses peuvent vite devenir beacoup plus compliquées. Pour diverses raisons la vie à São Paulo est difficile pour le citoyen moyen. Violence, incivilités, pollution, embouteillages (de chez moi, à l'heure de pointe, il faut trois heures pour arriver au centre de la ville). Le pays et les villes souffrent de politiques clientélistes et souvent franchement cyniques. Le transport public en est une des victimes.

Cela dit, des opportunités de bien gagner sa vie existent. Dans les affaires ou comme employé. Mais les risques et difficultés sont à la hauteur.

vendredi 17 mai 2013

La fin.. ou pas


"Il est l'heure d'arrêter". Voilà ce que je pensais en commençant ce post. Presque un an sans rien publier et pas grand-chose à dire. Ce blog aurait dû décrire le parcours de la création d'une société sous les tropiques. Mais la création a tourné court et le blog n'a jamais raconté grand-chose.

"Il est l'heure d'arrêter". Peut-être. Ou pas. Malgré tout, je suis toujours ici. Un retour en Belgique n'est pas à l'ordre du jour. Recommencer (de nouveau) à 40 ans et dans le contexte économique européen actuel n'est pas une option encourageante.

Les choses ont changé, mais pas forcément en mal. Je ne suis plus sur un île, je suis dans le Molenbeek brésilien (franchement Molenbeek à côté c'est le Club Med). Voir Google Street View. La société est sous respirateur. Par contre, j'ai une fonction de chef de projet dans une start-up qui monte.

J'aurai sans-doute encore deux ou trois choses à raconter. Et puis, à la lumière de mon expérience, ma femme a commencé un blog destiné aux expatriés: Les visas de Sophie.

dimanche 29 avril 2012

Choc culturel (2)

Au Brésil, il n'y a pas tant de choc culturel.

Tout juste un dégoût culturel, avec le temps ...

dimanche 26 février 2012

Ciclovia

Piste cyclable de la Marginal Pinheiros. 20 km réservés aux cyclistes. São Paulo a ses qualités. Cela dit, ce que la photo montre mal est que le rio pinheiros est grosso modo un grand égout à ciel ouvert...

lundi 26 décembre 2011

Choc culturel

Comme je le disais dans mon précédent post, "a casa caiu". Mais je suis quand-même toujours ici.

Une interview intéressante sur le sujet sur "Aujourd'hui le Brésil": "Entreprendre au Brésil, l'expérience d'un expatrié qui a fait le choix de rester"
C'est depuis cet épisode que j'ai commencé à vraiment connaître le Brésil. Et comme dit Grand Corps Malade, "j'ai du faire preuve d'une bonne dose d'adaptation". Jusqu'alors j'étais dans une petite bulle confortable d'expat.

Et en matière de choc culturel, le Brésil est traître.

A première vue, tout fonctionne selon les mêmes principes qu'en Europe. Normal me direz-vous, pour une société d'origine principalement portugaise. Le droit du travail est similaire, comme le droit fiscal - y compris en ce qui concerne le salaire brut/net et les avantages en nature.

Dans cet environnement qui semblait familier j'ai adopté plusieurs modèles mal adaptés, en particulier dans les domaines commercial et des relations du travail.

C'est l'échec qui m'a montré le chemin.

En matière de ressources humaines, alors que le modèle de base que je connaissais en Belgique était de construire une collaboration à long terme avec des employés, j'en suis arrivé à travailler par projet avec des indépendants, avec paiement à la livraison.

Je devrais donner ici une opinion fort peu favorable à mes hôtes, je vais donc m'abstenir. Pour résumer:

  • Avoir un coût certain (le salaire) et une recette dépendant du résultat (les ventes) alors que l'employé est très peu intéressé à obtenir un résultat correct est un risque qui n'est pas acceptable.
  • Difficile de construire une relation de travail à long terme quand les développeurs changent d'emploi en moyenne tous les 18 mois.

Dans le même domaine, des trois styles de leadership (autocratique, démocratique ou libre), le style libre a donné de très bons résultats avec des équipes en Belgique. La question est: quand ce style peut-il être adopté ici ? Simple: JAMAIS. Une méthode qui fonctionne mieux par ici, c'est le .38 sur la tempe.

vendredi 1 juillet 2011

A casa caiu

Très peu de posts depuis mars 2010.

Mais que c'est-il passé ? Pendant longtemps j'ai préféré ne pas en parler. Mais l'expérience est devenue beaucoup plus intéressante - même si beacoup plus pénible. Qui a dit qu'on apprend tout de nos erreurs ?

Pour résumer: comme on dit ici "la maison s'est effondrée" (a casa caiu).

Fin 2009, les résultats étaient prometteurs.

Mais en mars 2010, nous avons perdu nos trois principaux clients. Juste au moment ou, pour faire face à la croissance de l'équipe, nous avions assumé des coûts fixes plus élevés. Le premier, une start-up de Curitiba, a connu des problèmes de trésorerie et laissé sa dernière facture impayée. Le second, un client offshore, a réorganisé ses projets. Le Brésil, avec la hausse des salaires et du taux de change real/euro, était devenu trop cher. Et le troisième, le projet que nous avions est simplement arrivé à terme.

Je ne m'étend pas pour l'insant sur les raisons de cet "accident". La diversification de portefeuille ne vaut que quand il y a une corrélation négative entre les returns des actifs. Mais c'est une autre histoire, qui sera contée une autre fois.

Face à des coûts devenus brutalement nettement supérieurs aux revenus, une seule solution: licenciement de toute l'équipe, réduction des coûts (bail, téléphonie) au strict minimum.

Et moi, rapidement sans revenu...

mercredi 30 mars 2011

Décadence linguistique

Ma maman est très fâchée. Non, j'exagère, elle n'est jamais "très" fâchée "sur moi" (comme on dit chez nous), parce que ma maman... c'est ma maman.

Mais elle m'a quand-même reproché d'un ton acerbe de ne plus écrire français correctement.

C'est bien possible. Bientôt trois ans entre Tupiniquins e Tabajaras, ça laisse des traces

Victime du syndrôme de JCVD. D'ici peu je vais finir "aware".

Que mes innombrables et fidèles lecteurs me pardonnent... je ne pratique plus assez la langue de Voltaire.

lundi 20 septembre 2010

Ces candidats improbables

Les élections (présidentielle et autres) approchent et la campagne bat son plein. Comme partout dans le monde, il y a des candidats, disons... folkloriques. Voici deux extraits amusants trouvés sur youtube. Ce post ne nous fera pas une analyse politique en profondeur, mais qu'est-ce au'on se marre...

Les deux vidéos sont à voir avec le son.

Havanir, du PRB (parti républicain). Je ne traduit pas, tout le sel est dans l'intonation... énergique.


La Cicciolina locale. Qui n'a pas peur de... se mouiller, disons-le. Elle invite à "voter avec plaisir". Et propose la retraite après 15 (!) ans de carrière pour les... péripatéticiennes. Les deux candidats qui suivent sur la vidéo ne sont d'ailleurs pas tellement moins drôles: la "femme poire" qui propose comme tout programme "je ne sais pas seulement danser, si je suis élue ça va chauffer" et un ex boxeur d'une éloquence rare.

mercredi 28 juillet 2010

Une colonie belge

Un mail du consul de Belgique m'apprend une histoire que j'ignorais totalement (à ma grande honte): entre autres colonies au Brésil, il y a eu une colonie... belge.

En 1845, une centaine de familles, principalement de la région de Bruges, ont émigré à Ilhota où ils ont fondé l'unique colonie belge au Brésil, au milieu d'une forte présence italienne et allemande (voir Pomerode e Oktoberfest)

La colonie a (bien sûr) subi des déboires. Quelques années après sa fondation, le "gérant" est parti avec la caisse, laissant les familles dsemparées. Mais la colonie a survécu jusqu'à aujourd'hui, et a même trouvé une nouvelle énergie.

Il y a quelques annéés qu'Ilhota tente de renouer avec son passé belge. Un premier evènement a été organisé en semptembre 2009, l' "EXPOBELGA". Evènement qui devait être organisé à nouveau en septembre de cette année.

mardi 22 juin 2010

Départ pour São Paulo

Dans un post début d'année je disais que 2010 devrait être l'année de la confirmation. L'univers en a décidé autrement. 2010 será l'année de changements importants.

Pour commencer, fin de l'aventure á Florianópolis. Jour pour jour deux ans après mon arrivée ici nous déménageons, moi et la société, vers São Paulo.